Gérald de Palmas

Folk

Gérald Depalmas

Les titres de La beauté du geste sont des ricochets. “Il faut qu’on s’batte”, “T’es belle à en crever”, “J’ai envie de toi”, de splendides gifles. Elles griffent le vernis superflu. Ne tournent pas autour du pot. En 2016, Gérald de Palmas n’est pas beaucoup plus vieux qu’à ses débuts. C’est à peine s’il est moins jeune. Il parle presque toujours de lui à travers les personnages de ses chansons, car c’est ainsi qu’il aime communiquer. Il dit avoir été épargné par les années jusqu’à ce que les ennuis le rattrapent et creusent son visage. Quand on assiste à un de ses concerts, on ne voit pas bien à quelles rides il fait allusion. Dans “Le jour de nos fiançailles”, “Rose pleure” ou “Lawrence d’Arabie”, Gérald multiplie les aveux et les constats, mais certainement pas pour qu’on s’apitoie sur son sort.

Il a su rebondir, tirer avantage des fractures et des ruptures, gommer les regrets. Dans la chanson-titre, il confesse, sans desserrer les dents, “ne plus chercher la beauté du geste”. On le reconnaît bien là. Car cette beauté, elle est en lui depuis longtemps. Il lui suffisait de trouver le moyen de la laisser jaillir. Histoire de rattraper ce temps qu’il n’a même pas perdu.

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Dimanche 4 juin 2017

Grande Scène à 21h30

Ouverture des portes: 17h